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Les transformations climatiques et les émissions de CO2 font actuellement l’objet de vifs débats dans les médias. Ces thèmes sont même utilisés pour tenter de faire de la mer Baltique une destination plus touristique en expliquant que le trajet en train au départ de Berlin n’émet que 35 kg de CO2.
De manière tout à fait curieuse, personne n’aborde toutefois le thème de la fabrication de produits en bois. Or, à y bien réfléchir, la cuisson de briques ou la fusion de l’acier nécessitent de recourir à des quantités d’énergie considérables. Ces matériaux de construction n’apportent donc aucune contribution positive en ce qui concerne la gestion de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.
Pour leur croissance, un épicéa ou un pin ont besoin de 700 kg de CO2 par mètre cube !! Le bois prélevé de manière à préserver les ressources peut aujourd’hui être utilisé pour fabriquer des produits Kronoply OSB ou des matériaux d’isolation Kronotherm qui seront ensuite employés dans la construction de bâtiments. Il est, de cette manière, possible de soustraire le CO2 de l’environnement pendant toute la durée de vie du bâtiment et de contribuer ainsi activement à la réduction de la concentration de CO2 dans l’atmosphère. Une maison construite en panneaux Kronoply Magnum Board, isolée avec des matériaux d’isolation Kronotherm et recouverte d’un revêtement en bois illustrerait ici parfaitement notre propos. Il faudrait pour cela recourir à l’emploi d’env. 40 m³ de panneaux Kronoply Magnum Board, d’env. 60 m³ de Kronotherm DF (correspondant à env. 10 m³ de bois massif) et d’env. 5 m³ de revêtement. Au total, l’utilisation de ces 75 m³ de bois permettrait donc, pendant plusieurs décennies, de soustraire 52 500 kg de CO2 à l’environnement !! Lorsque l’on songe maintenant au fait qu’il nous faudrait, paraît‑il, 13 ans pour éviter une catastrophe climatique, on est en droit de se demander s’il ne serait pas temps de replacer plus fortement au centre du débat les possibilités de recourir à des modes de construction respectueux de l’environnement.
Dans le même ordre d’idées, le chauffage aux pellets pourrait également donner matière à d’intéressantes discussions. Vanté comme le « nec plus ultra » de la protection climatique, ce type de chauffage, qui a enregistré une très forte croissance au cours de ces dernières années, devrait poursuivre sa progression dans la mesure où il n’émet pas de CO2 et où il est encouragé. Dans ce cas, toutefois, le potentiel de création de valeur qu’offre le bois n’est que faiblement exploité car le bois est immédiatement consumé. En outre, le niveau élevé de la demande conduit actuellement à une pénurie de bois provenant de coupes d’éclaircie qui engendre, ou a engendré, une forte augmentation des prix du bois. Cela engendre également une augmentation du prix des produits dérivés du bois, qui utilisent le même bois comme matière première. Au final, ces prix plus élevés augmentent aussi le prix des constructions en bois et rendent donc moins attractives les protections climatiques mentionnées ci-dessus. Il est, là aussi, nécessaire de réfléchir aux conséquences que pourrait avoir une telle évolution de la situation...
St. Gottfried
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